C’est lors d'un festival sur les pratiques artistiques transversales, que ce sont associés à mon dernier dispositif la captation et la projection vidéo en direct. L'image vidéo y est utilisée de façon brute et instantanée. Pas de diffusion d'images préenregistrées mais entre autre, la macro-captation directe et projection sur un écran, de ce qui était en train de se jouer sur le dispositif. L’image projetée met en évidence des micro - événements imperceptibles à l' oeil nu par le public: une tentative pour un film en train de se faire sous ses yeux.
 

Error ONE#10-Extra city-ANVERS-2008

HS63-2012 - Photo: Mezli Vega Orsono

Depuis environ dix années, je m‘intéresse essentiellement à l’art audio et plus précisément, aux propriétés physiques et aux instabilités internes des sons avec lesquels je joue. Basé sur une technologie low tech mes dispositifs de concert bricolés sont des laboratoires sonores de fortune évoquant tables de mixage archaïques et synthétiseurs primitifs. Grâce à ces dispositifs, je capte et piège des vibrations afin de générer des nappes sonores . L’élaboration des dispositifs est construite sur une technologie  précaire, la maîtrise du jeu en concert reste improbable. En cela, mes concerts sont largement ouverts au hasard et à l’accident, donnant lieu à des temps d’improvisation et de recherche. Le vocabulaire formel de mes dispositifs tient de la nomenclature de l’atelier  du bricoleur, laboratoire sonore de fortune évoquant une certaine proximité de l'activité d'un bruiteur/expérimentateur. C’est dans un équilibre fragile qu’un système de relations physiques - son / matière /image - se combine une mécanique performative entre ce que l’on observe et ce que l’on entend. La nature du son devient une matière agissante et l’objet /acteur une composante visuelle du phénomène sonore.

 

 

LES DISPOSITIFS A JOUER